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Autant le dire d'emblée, le coût d'un joint de vidange oscille entre 0,30 et 1 €, et quelquefois, il n'est même pas facturé. Et pourtant, sa défaillance ou son absence peut avoir des conséquences lourdes, et aller jusqu'à nécessiter le remplacement du moteur détérioré par un fonctionnement sans huile. Explications sur cette petite pièce au rôle capital pour votre moteur.

Joint de vidange : quel est son rôle ?

C'est un joint d'étanchéité associé à un bouchon de vidange. Ce bouchon, vissé sur la partie la plus basse du carter, permet l'évacuation de l'huile usagée du moteur ou de la boîte.

Au remontage, il doit être toujours muni d'un joint neuf. Ne pas respecter cette règle peut être lourd de conséquences :

  • Le coefficient d'élasticité du joint neuf permet une bonne étanchéité, au contraire d'un joint déjà écrasé.
  • Remettre un joint usagé oblige à appliquer un couple de serrage supérieur, qui peut entraîner la détérioration du filetage du bouchon et du carter.
  • Pour la même raison, un effort trop important au desserrage abîme l'empreinte du bouchon, empêchant ainsi la dépose. Ce joint usagé peut se sertir sur le bouchon (à chaque serrage, le diamètre intérieur du joint diminue), entraînant une perte de temps pour l'extraire.

 

Quels sont les différents types de joint de vidange ?

Il est important d'utiliser les joints appropriés et conformes au modèle d'origine.

Il existe une grande variété de joints :

  • Le joint en cuivre plat. C'est un joint de type plomberie, peu épais et résistant à l'écrasement. Ce n'est pas le plus courant en automobile.
  • Le joint en cuivre rond. Ce joint de type recuit (il possède un fort coefficient d'écrasement) est un des joints les plus courants, utilisé par toutes les marques.
  • Le joint composite. Il est composé d'une enveloppe de cuivre renfermant une âme en plastique ou en fibre. Son avantage est le cumul de l'écrasement du métal avec l'étanchéité produite par la fibre ou le plastique. On le retrouve aussi dans toutes les marques.
  • Le joint en fibre. Très peu usité en automobile car peu résistant, c'est le type de joint d'étanchéité des robinets en plomberie.
  • Le joint en nylon. Joint plat en plastique large, il doit être impérativement serré au couple pour éviter son éclatement. Il a été notamment utilisé sur les modèles Ford à partir des années 1980.
  • Le joint autocentré. C'est un joint métallique à lèvre, en acier ou en aluminium. Il intègre dans son diamètre intérieur un joint à lèvre offrant deux avantages : le centrage du joint et sa parfaite étanchéité. Il est très efficace, utilisé par beaucoup de constructeurs. C'est un des seuls joints qui peut être monté en remplacement d'autres types de joints.
  • Le joint torique. Adapté à des bouchons spécifiques, il est en caoutchouc rond et prend place dans une empreinte prévue dans le bouchon. Sa très bonne étanchéité lui permet d'être utilisé avec des carters en aluminium.

Recommandations d'utilisation du joint de vidange

Comme vous l'avez compris, cet élément anodin est une pièce technique qui demande le respect de quelques règles de montage :

  • Il faut toujours mettre un joint neuf.
  • Il doit être adapté au bouchon et au carter et doit se rapprocher au mieux de la configuration d'origine (dans le doute, se fournir dans le réseau constructeur).
  • Le couple de serrage doit être respecté.
  • Il est recommandé, après la chauffe du véhicule, de vérifier son étanchéité.

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